Morin Patrick.
Berenice Abbott, coup de foudre.
| Titre : | Berenice Abbott, coup de foudre |
| Accompagne : | |
| Auteurs : | Patrick Morin, Auteur |
| Type de document : | texte imprimé |
| Langues de la publication : | Français |
| Mots-clés : | Berenice Abbott |
| Résumé : |
Berenice Abbott illustre une conception de la photographie qu'elle résume en expliquant : « Le rythme de la ville n'est ni celui de l'éternité ni celui du temps qui passe mais de l'instant qui disparaît. C'est ce qui confère à son enregistrement une valeur documentaire autant qu'artistique. » (Changing New York) L'essence de la photographie repose sur ce rapport au temps. Le rôle de la photographie est d'enregistrer cet instant qui disparaît : le "ça a été" (Roland Barthes). La photographie dans son rapport au temps fonctionne toujours au passé, comme représentation d'un temps devenu passé. Pourtant les images d'Abbott ne sont pas seulement nostalgiques : le passé, en arrière, fixé sur photographie, est à sa place. C'est pourquoi la photographie requiert de l'« authenticité » : le ça a été se perd dans la photographie manipulée. La photographie telle que la conçoit Berenice Abbott doit marcher d'elle-même. Selon Abbott, la photographie ne doit pas chercher à imiter la peinture par des compositions ou des manipulations savantes, elle doit continuer à chercher son essence dans ce rapport à l'instant. |

